Le marché du crédit hypothécaire pour les seniors de plus de 60 ans a rarement été une priorité pour les prêteurs français, mais cela change lentement. Longtemps considérés comme des clients à haut risque, les emprunteurs âgés en France ont traditionnellement eu du mal à obtenir un financement hypothécaire. Toutefois, avec l’allongement de l’espérance de vie et l’augmentation des taux de divorce, la taille même du marché a obligé les banques à réagir.

Evolution du crédit de pour senior

Cette évolution a été facilitée par le bon cote de crédit des plus de 60 ans, qui ont généralement moins de dépenses, un revenu plus sûr et un niveau de responsabilité plus élevé en matière d’endettement. Dans le passé, la principale difficulté pour les seniors était d’obtenir d’une compagnie d’assurance qu’elle leur propose une police de protection hypothécaire contre le décès ou l’invalidité. Bien qu’une telle police ne soit pas une obligation légale en France, elle est généralement imposée par les banques comme condition à l’octroi d’un crédit.

Cependant, la plupart des assureurs ont imposé une limite d’âge pour la souscription et un âge maximum pour la résiliation de l’assurance décès, ce qui a pour effet d’exclure les emprunteurs plus âgés.

Pour ouvrir le marché des seniors, les assureurs spécialisés ont progressivement repoussé ces limites. Alors qu’en moyenne, les contrats d’assurance proposés par les banques fixent un âge maximum de souscription à 65 ans et une fin de la garantie décès à 75 ans, les assureurs spécialisés repoussent ces deux limites de dix à quinze ans.

Le prix de crédit senior

Néanmoins, si la plupart des emprunteurs âgés devraient pouvoir trouver un assureur prêt à leur proposer un contrat, celui-ci a souvent un prix, au moins 20 à 25 % du coût du prêt lui-même. Ainsi, pour un prêt dont le remboursement mensuel est de 400 €, la police d’assurance elle-même peut ajouter 100 € supplémentaires par mois au coût du prêt.

Plus le demandeur est âgé, plus la prime d’assurance est élevée et, dans une période où les taux d’intérêt hypothécaires sont exceptionnellement bas, le taux de la prime d’assurance n’est pas loin derrière. En règle générale, attendez-vous à un taux d’assurance compris entre 0,5 % et 1,5 %, en fonction de votre âge.

Le risque sanitaire et le montant du prime

Le niveau de la prime sera également plus élevé si vous présentez un risque de santé comme la maladie d’Alzheimer, indépendamment de votre âge. Bien qu’un accord entre les assureurs et le gouvernement prévoie un protocole pour la prise en compte des demandeurs présentant un risque de santé, il ne s’applique que lorsque le prêt arrive à échéance avant que le demandeur n’atteigne 70 ans. Cela limite son utilisation aux personnes âgées de 59 ans au plus, qui contractent un prêt d’une durée maximale de 10 ans.

Comme alternative à l’assurance décès/invalidité, il est également possible de garantir le prêt hypothécaire par une police d’assurance vie, si vous en possédez une.

En fonction de votre situation, de la nature du projet et du montant du prêt, vous pouvez également persuader votre banque de prendre simplement un prêt hypothécaire sur votre maison. Les frais et les taxes associés à une charge peuvent toutefois être souvent plus élevés que ceux d’une assurance de protection hypothécaire.

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